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13/09/2009

L'hôtel de l'Iroise et la Pointe du Raz

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Sur la pointe du Raz se trouvait l'Hôtel de l'Iroise. Pas d'étoiles, confort rudimentaire, mais cadre exceptionnel. L'hôtel a fermé en 1997 suite au réaménagement de la zone.

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La pointe du Raz (Beg ar Raz en breton) doit son nom à un courant marin violent, le raz. Située sur la commune de Plogoff dans le Finistère, elle participe, dès le XIXe siècle, à l'image d'une Bretagne littéraire et mythique. Dans les années 1960, elle connaît des aménagements qui accélèrent sa dégradation : commerces, restaurants et parking sortent de terre à même le site et rapidement, la pointe souffre de la fréquentation touristique. Près d'un million de visiteurs se pressent chaque année pour admirer la majesté de ce dernier bout de terre avant l'immensité de l'océan. Mise en danger, victime de son succès, la pointe doit être protégée. Elle est classée grand site national en 1989 et en 1991. Une vaste opération de réhabilitation est alors entreprise : les commerces et le parking sont déplacés, les hôtels rasés. La circulation piétonne est cadrée et une reconquête végétale est entreprise par recolonisation spontanée, le semis de landes pilées et le transplant de mottes afin de redonner à l'ensemble - qui inclut la pointe du Van et la baie des Trépassés - un aspect naturel. (Source)

L'Hôtel from Mark-Steffen Göwecke on Vimeo.

Les parpaings retiennent les volets. Le matelas connaît des creux de 8 mètres. A force de sécher au vent sur les ajoncs, les draps sont raccommodés et les serviettes de toilette n'ont plus que leur trame. L'Iroise est un hôtel sans étoile, comme l'a soigneusement écrit sur une étiquette sa propriétaire, Marie Le Coz. C'est une maison blanche, avec un toit d'ardoise et trois chiens-assis. Une drôle de maison plantée sur la crête de la pointe du Raz, en aplomb de la baie des Trépassés à l'extrémité du Finistère. Les jours de soleil, elle est surréaliste comme une toile de Magritte. Les jours de tempête, elle est hitchcockienne. On n'y vient pas pour son confort, on y vient pour faire des rêves de bout du monde. Sous les yeux de hiboux des phares du large. Marie Le Coz n'y a jamais dormi seule: «J'ai peur, seule.» Les jours sans clients, elle rejoignait son domicile, dans la bourg de Lescoff, distant d'à peine 1 km, pour y retrouver la compagnie d'un frère ou de sa fille revenue au pays. Quand l'Iroise est sortie de terre en 1950, elle l'a trouvée «trop haute, avec un toit trop pointu. Et puis on s'habitue à tout». Même qu'après ça devient de l'amour. L'Iroise a fait 47 saisons et Marie Le Coz vient de fêter ses 77 ans. La vieille dame et l'hôtel ont vécu plus longtemps ensemble que Marie et son mari. Mais, depuis ce 1er janvier, on ne vient plus à l'Iroise. L'hôtel est fermé. En février, il sera démoli. Au profit du Conservatoire national du littoral. Petite maison engloutie par un grand projet.

La suite est à lire sur Libération.

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Commentaires

je revois Marie Le Coz, je revois l'hotel et j'ai les larmes aux yeux.
Merci

Écrit par : GROSCLAUDE | 29/08/2011

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