31.10.2009
Rock of Cashel
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Digg
26.10.2009
Réalisme morbide
Contrairement au gisant représentant un personnage couché et endormi, dans une attitude béate ou souriante, le transi est une sculpture funéraire qui figure un personnage également couché, mais ici dans le réalisme de la putréfaction. De façon exceptionnelle, ce transi, comme celui du duc René dans l’église Saint-Étienne à Bar-le-Duc (ci-dessous), sculpté par Ligier Richier, est debout, son écu lissé, et tendant son cœur à pleine main vers le ciel.
Elle représente le corps de René de Chalon, prince d'Orange. Celui-ci est mort au combat en 1544, âgé de 25 ans. Trois ans plus tard, sa femme Anne de Lorraine, fille du duc Antoine, demanda à Ligier Richier de représenter son corps. L'artiste lorrain représenta alors René de Chalon avec son cœur à la main, comme s'il voulait l'offrir. Le sens à donner à cette posture n'est pas connu. Certains estiment que cela montre la supériorité de l'esprit sur le corps (offrir sa vie à Dieu), d'autres voient ceci comme une marque de pénitence. L'aspect esthétique de l'œuvre est incroyable de réalisme et la précision de l'écorché laisse penser que Ligier Richier avait acquis de profondes connaissances anatomiques.
Très représentative tant en raison de la personnalité du défunt, médecin personnel du roi, qu'en raison de l'apparition du thème nouveau du transi, cette sculpture en est aujourd’hui le plus ancien témoignage conservé dans les collections françaises. Il s'agit d'un très haut-relief sculpté dans un monolithe de calcaire beige grisâtre contenant des restes de fossiles et des grains de glauconie verdâtre, qui rappelle la décomposition. La dépouille, allongée sur le dos, très droite, nous montre un homme d’une stature haute et mince, au corps assez bien conservé un an après la mort. Le visage est squelettique et les cheveux ondulés ont poussé, les côtes apparaissent, mais les fessiers sont encore présents. Source

Apparu dans ce XIVe siècle où guerre (celle de Cent Ans), peste et famine ont fauché la moitié de la population, le transi marque une cassure dans l'art funéraire du Moyen Âge. L'horreur et les vers, la putréfaction et les crapauds remplacent — brutalement — sourires, heaume ou hennin. Guillaume de Harcigny ne joint pas les mains dévotement, mais tente, de ses phalanges sèches, de cacher un sexe pourri depuis longtemps. Le cardinal Lagrange exhorte le passant non à prier pour lui, mais à faire preuve d'humilité, car tu seras bientôt comme moi, un cadavre hideux, pâture des vers.

Transis de Louis XII et d'Anne de Bretagne, qui se trouve à la Basilique St Denis. On peut remarquer l'ouverture recousue, nécessaire à l'éviscération, au niveau du ventre du défunt. Source
Le terme transi apparaît au XIIe siècle dans l'acception de « transi de vie », c.-à-d. « trépassé ». La religion populaire, empreinte de magie, en fait un saint à invoquer dans les cas désespérés. On trouve un bon exemple de ce culte à Ganagobie dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Ci-dessus, Transi de Guillaume Lefranchois, après 1446, cliché Musée des Beaux-Arts d'Arras. La dégradation du cadavre de Guillaume Lefranchois est en cours et des vers grouillants sortent de son ventre fendu. Sur une natte tressée, symbole de repentir, il est étendu avec un phylactère enroulé à ses pieds et le long de son corps. L'inscription nous apprend qu'il s'agit de Maître Guillaume Lefranchois, docteur en médecine et théologien, trépassé le 6 octobre 1446. Il clame dans un phylactère l'espérance en son salut. Les jambes croisées accentuent la raideur du corps. On peut penser que la profession du défunt - il est médecin - n'est pas étrangère au réalisme rare du cadavre : il sait de quoi est fait le corps. Source
Seules certaines régions sont touchées par le remplacement des gisants par des transis. Ainsi en est-il de l'Est de la France et de l'Allemagne occidentale. En revanche, le transi demeure exceptionnel en Italie ou en Espagne. Huizinga voit la preuve dans l'apparition des transis d'une crise morale. Tenenti, à l'inverse, y voit une horreur de la mort : célébration de « la vie pleine ». Philippe Ariès se positionne plutôt du côté de Tenenti. Se fondant sur les derniers vers du sonnet I de Ronsard (« O charoigne, qui n'es mais hon,/Qui te tenra lors compaignée ?/ Ce qui istra [sortira] de ta liqueur,/ Vers engendrés de la pueur/ De ta ville chair encharoignée. », cité p.30), l'historien nous explique que l'horreur de la décomposition n'est pas post mortem, mais dans la maladie.
En France et en Europe, on dénombre environ :
- XIVe siècle : 5 transis ;
- XVe siècle : 75 transis ;
- XVIe siècle : 155 transis ;
- XVIIe siècle : 29 transis.
Sources et Ressources complémentaires:
- Représentations de la mort dans la peinture, une méditation. Discours d'Arnaud d'Hauterives, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts (2007)
- Forum de l'association Convivialité en Flandre, avec tout un sujet sur les transis.
- Wikipedia
- Représentation du corps - Le transi par Geneviève Bresc Bauthier Conservateur du Musée du Louvre.
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Digg
25.10.2009
Constance Mozart

Voici la seule photographie connue de Constance Mozart. Elle a été prise en 1840 dans la ville de Altoetting en Bavière, en la maison du compositeur suisse Max Keller, à qui Constance rendait régulièrement visite. On y voit Constance, alors âgée de 78 ans, assise à gauche de la photo, près de Max Keller, et de sa femme Josefa à droite. A l'arrière (de droite à gauche) se trouvent les filles de Keller, Josefa et Luise, son beau-frère Philipp Lattner et la cuisinière de la famille. On pense que c'est la seule photographie de Constance Mozart, qui est décédée deux ans plus tard.
Constance n'est pas l'espèce de dinde décrite dans le film Amadeus. Bonne musicienne elle-même (cousine germaine du compositeur Carl Maria von Weber, elle vient d'une famille d'excellents musiciens, toutes les filles Weber ayant des voix travaillées. Aloysia Weber, notamment, crée plusieurs personnages des opéras de Mozart), elle a joué un rôle dans la carrière de son mari. Quand ce dernier est mort en 1791, elle se retrouva criblée de dettes, mais su parfaitement bien gérer les choses. Elle obtint une pension de l'empereur, organisa des concerts pour renflouer ses caisses, et fit publier les oeuvres de Wolfgang. Elle assura ainsi son avenir et celui de ses deux fils, et finit même par être assez aisée.
Voici un portrait de Constance jeune, peint en 1802.

En 1809, Constance épouse Georg Nikolaus von Nissen, diplomate et écrivain danois, avec lequel elle vit depuis quelques années. De 1810 à 1820, ils résident à Copenhague puis voyagent à travers l'Europe, notamment en Allemagne et en Italie. Ils s'installent à Salzbourg en 1824. Tous les deux travaillent à une biographie de Mozart que Constance publie en 1828, deux ans après la mort de son second mari.
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Digg
23.10.2009
Le ridicule ne tue pas
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21.10.2009
L'évolution des sous-vêtements
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Digg
12.10.2009
Le grand bi
Le grand-bi apparait vers la fin des années 1860, en réaction aux limites du vélocipède en matière de vitesse et de confort. Il a une roue avant d'un très grand diamètre et une roue arrière plus petite. L'intérêt de la grande roue avant, est d'augmenter la distance parcourue pour un tour de pédale, les fabricants restants attachés au principe de la machine à entraînement direct. Le grand bi est un des ancêtres de la bicyclette.

Certains grands-bis eurent des roues d'un diamètre de près de 1,50 m. Ils étaient donc rapides, mais pas particulièrement sûrs. Le cycliste se trouvait très haut perché tout en avançant à grande vitesse. S'il avait le malheur de rencontrer une imperfection de la route (une bosse ou un nid de poule, par exemple), il pouvait être projeté par-dessus la roue avant et être gravement blessé, voire tué. La nature dangereuse de ces cycles les réservait plutôt aux jeunes hommes aventureux et les rendait peu attirantes aux yeux du grand public.

Le grand bi fut d'abord en bois. Puis il fut remplacé par le grand bi en acier. Vers 1875, le français Jules Truffault allégea jantes et fourches en les fabricant creuses à partir d'un stock déclassé de fourreaux de sabre et construisit une machine en remplaçant les lourds rayons en bois par des rayons métalliques en tension. En 1881, le grand bi atteint presque la perfection et pèse pour les modèles de course 10 à 11 kilogrammes ! Le modèle Ariel (810206), fabriqué en 1870 par la firme Starley & Smith, est reconnu comme le premier grand bi commercial.

Il montre la plupart des caractéristiques de la technologie du grand bi. Parce que la roue avant est plus grande, le siège est placé presque directement au-dessus du moyeu de roue et de la direction à pivot. Le design de l'Ariel s'est révélé efficace et sa production s'est poursuivie une dizaine d'années. Durant les années 1870 et au début des années 1880, d'autres fabricants et ingénieurs se sont efforcés d'améliorer le grand bi.

Il existait un marché florissant pour la nouvelle machine, vu le nombre grandissant d'amateurs de bicyclettes - des jeunes hommes de la classe moyenne - avides de prendre la route en Europe et en Amérique du Nord. Mais le coût élevé d'un grand bi et la difficulté de le manœuvrer ont fait naître un courant élitiste dans la plupart des clubs de cyclisme, fondés pour encourager le cyclotourisme.

Au début des années 1880, le grand bi avait atteint son niveau technique ultime. Une machine comme le grand bi de course Humber était caractéristique des normes les plus élevées du grand bi. Elle était légère, puissante, confortable et, grâce à sa roue avant de 152 cm, en mesure d'atteindre des vitesses autrefois inaccessibles. Mais, malgré toutes ces améliorations, son utilisation restait limitée à un groupe très athlétique, ce qui excluait une grande partie de la population. Même vers la fin des années 1880, les fabricants avaient compris les limites commerciales du grand bi et s'étaient mis à la recherche d'une machine plus sûre, qui pourrait être vendue à plus de gens.

Sources:
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Bonnie and Clyde
Bonnie et Clyde (Bonnie Parker et Clyde Barrow) sont deux criminels américains qui ont sévi dans le sud-ouest des États-Unis pendant la Grande Dépression. Ils étaient spécialisés dans l'attaque à main armée de banques et on estime qu'ils ont tué douze personnes. Voici des photos les montrant tels qu'ils étaient vraiment.
Source. Cliquez pour voir en grand. La photo a été prise vers 1933.
Bonnie Parker, c'était un petit modèle: 1m47.

Et Clyde Barrow était loin d'être un playboy, avec ses oreilles décollées et son 1m65...

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10.10.2009
Afghanistan
Cliquez pour voir en grand la différence opérée par des années de conflit. Il s'agit des Jardins Paghman, à Kaboul.
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Digg
04.10.2009
La Dépression américaine
Pour ceux qui auraient besoin de se rafraîchir les idées sur ce que fut la Grande Dépression aux Etats-Unis, allez faire un tour sur Wikipedia. Cette photo a été prise en mars 1936. Il s'agit d'une mère tenant son dernier né dans les bras, la famille comptant 9 personnes au total. La photo a été prise sur la route 70, près de la rivière Tenessee.
Source: Shorpy.
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L'horloge astronomique de Prague
L'horloge astronomique de Prague (Pražský orloj en tchèque) est une horloge astronomique médiévale qui se trouve à Prague, capitale de la République tchèque, sur la place de la Vieille-Ville. L'horloge est située sur le mur Sud de l'hôtel de ville.

Elle aurait été construite par Nicolas de Kadau en 1410, et remaniée par le maître Hanus de la Rose (Jan Ruze) vers 1490. La légende veut que l’on ait crevé les yeux à l’horloger Hanus, pour l’empêcher de reproduire son chef-d’œuvre ailleurs.
L'horloge s’anime toutes les heures jusqu'à 21 heures : les Douze Apôtres défilent au-dessus du cadran du haut, servant à lire l’heure (c’est un cadran à 24 heures) et la position de la Lune et du Soleil tandis que le cadran du bas affiche le Saint du jour ainsi que les signes astrologiques. Prague dépendait alors de l'université de Louvain et de ce fait une autre horloge lui ressemble beaucoup, mais sans les automates en la cathédrale de Saint-Omer.

Cette horloge a été réparée plusieurs fois depuis sa création au XIVe siècle, notamment en 1948 après avoir été brûlée par les Allemands dans leur fuite, en 1945. Elle a été de nouveau réparée en 1994 et en 2006.

Elle est décorée dans sa partie haute par quatre automates (des allégories) représentant de gauche à droite :
- la vanité, avec son miroir ;
- l’avarice, un commerçant juif (le nez est volontairement crochu) avec sa bourse ;
- la mort, un squelette qui appelle avec une clochette ;
- la convoitise, un prince turc, avec sa mandoline.
À chaque heure jusqu'à 21h00, le squelette brandit un sablier et tire sur une corde. Puis deux fenêtres s'ouvrent et, les douze apôtres défilent lentement, précédés de saint Pierre d'une fenêtre à l'autre. Pendant ce temps les quatre automates placés à côté du cadran astrolabique s'animent tandis que la clochette du Campanile se met à sonner:
- La Mort brandit sa faux, secoue le sablier puis sonne le glas,
- le Turc secoue la tête pour montrer qu'il guette toujours,
- l'homme vaniteux se regarde dans un miroir,
- l'avare montre sa bourse.
Lorsque les fenêtres se referment, un coq ajouté en 1882, tout en haut, sort de sa fenêtre et annonce la mort prochaine.

Dans la partie basse, on trouve quatre autres personnages, dont un ange avec une épée.
En résumé, sur l'horloge, on peut lire :
- L'heure locale, désignée par la main dorée sur les chiffres romains ;
- L'heure en douzièmes de jour, désignée par la position du Soleil sur les courbes dorées ;
- L'heure en anciennes heures tchèques, désignée par la main dorée sur les chiffres gothiques ;
- La position du Soleil dans le ciel ;
- La position de la Lune dans le ciel ;
- La phase lunaire ;
- Le signe astrologique zodiacal dans lequel on est (ainsi que le décan) ;
- Le temps sidéral, indiqué par la petite étoile dorée.

Pour finir, une vidéo pour vous montrer l'animation de l'horloge:
Sources:
03:24 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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