20.11.2009

Papou

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Sociétés fondées sur la compétition, pour rivaliser de beauté et de prestige, les tribus papoues des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée orientale attachent à la parure une importance capitale. Peintures faciales, coiffures somptueuses, bijoux en nacre composent le costume rituel des grandes cérémonies. Jadis, on perçait les cloisons nasales lors de rites d'initiation. Les peintures corporelles ne suffisent pas pour incarner le personnage du guerrier. Les guerriers cachent leur visage sous un masque de terreur pétri dans de l'argile. Les membres de la tribu des Lufa le noircissent au charbon de bois, l'auréolent de plumes de poule. Deux dents de porc sont fichées dans les narines. Certaines tribus chimbu portent un casque en terre glaise hérissé de défenses en bambou, comme leurs doigtiers. Les peintures faciales masquent les traits naturels du visage. On distingue les hommes par des motifs clairs sur fond noir. Au fond de teint rouge qui évoque la fertilité, on reconnait un visage féminin. Croissant de nacre autour du cou, grand coquillage sur la poitrine, plumes de cacatoes dans les cheveux, fourrure de marsupial fixée avec des os, la jeune fille est prête à danser avec le guerrier dont elle apprécie la beauté. En signe de deuil, une femme, qui a perdu son mari, enduit son corps d'argile grise, couleur symbolisant la mort. C'est le rituel de l'anti-parure. La durée du deuil est déterminée par le temps de putréfaction du corps du défunt. Source

12.11.2009

Couleurs

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04.11.2009

Dar el-Hajar

«Dar El Hajr» est un monument historique qui se dresse au cœur de Wadi Dahr, à 14 km de Sanaa au Yémen. Son appellation, « dar » ou forteresse, lui a été donnée en référence à l’énorme rocher de granite sur lequel elle fut bâtie. Quant à l’histoire de cette maison et les étapes de sa construction, elles sont sujettes à plusieurs versions. L’une d’elles indique que la construction de ce palais remonte à la période pré-islamique. Une autre, estime qu’il a été fondé sous le règne des Turcs sur le Yémen. Une troisième, fait remonter sa construction au 11ème siècle de l’Hégire. Le palais représente très remarquablement l'architecture yéménite. Cliquez pour voir en grand.

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03.11.2009

Couleurs

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05.10.2009

Les églises rupestres de Lalibela

Les églises rupestres de Lalibela désignent onze églises monolithes taillées dans la roche. Elles se trouvent dans la ville de Lalibela, en Éthiopie. Elles furent taillées sous ordre du roi Gebra Maskal Lalibela qui voulait permettre aux chrétiens orthodoxes éthiopiens d'avoir sur leur terre leur propre Jérusalem, les pèlerinages vers la ville sainte était de plus en plus difficile suite à l'expansion de l'islam. L’aménagement du site a été conçu pour que sa topographie corresponde à une représentation symbolique de la Terre Sainte, d'où son appellation de « Jérusalem Noire ».

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Église Bete Gyorgis (Saint George). Source

Aucun document historique ne peut nous donner des informations sur les architectes, les ouvriers ou la date de fondation précise des églises. Il est toutefois évident que d'énormes moyens ont dus être mis en oeuvre pour réaliser ces travaux. En ce qui concerne l'église Bete Giyorgis 3 400 m³ de rocher furent enlevés dans la cour et environ 450 m³ à l'intérieur de l'église. Quant à l'église Bete Medhane Alem, 15 000 m³ furent enlevés de la cour et 10 000 m³ à l'intérieur.

 

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Église Bete Gyorgis (Saint George). Source

Diverses hypothèses sont émises sur le déroulement des travaux. La première phase aurait été selon, Walter Raunig, la phase d'excavation ou de dégrossissage qui permettait de dégager progressivement les différentes parties du bâtiment selon les dénivellations du terrain. Cette phase aurait été suivie par la phase des travaux précis: les pierres mais également les œuvres sont sculptées. Les ouvriers auraient peut-être débuté par les galeries à l'intérieur du bloc de l'église pour ensuite creuser en commençant par l'entrée pour parachever les surfaces.

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Une entrée du groupe septentrional. Source.

Il est toutefois possible que l'on ait d'abord ébauché l'extérieur avant d'élaborer les détails sur les façades, enfin on aurait vider l'intérieur à partir de l'entrée. Cette méthode étant plus complexe que la précédente, il est peu probable qu'elle ait été utilisée.

En 1978, le site de Lalibela est inscrit par l'Unesco au patrimoine culturel de l'humanité, des moyens ont alors été mis à disposition afin de conserver les monuments.

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Saint George terrassant le dragon. Fresque à l'intérieur de l'église St George. Source.

Le cœur de chaque église est le « maqdas », la pièce qui abrite le « tabot » symbolisant à la fois l'Arche de l'Alliance et les Tables de la Loi. Seul le prêtre a le droit d'y pénétrer. La porte en est généralement décorée d'images pieuses et de riches draperies. Une croix monolithe marque le point de départ d’un parcours sacré effectué par les pèlerins.

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L'église Bete Medhane Alem. Source.

Les églises sont divisés en deux groupes:

  • les églises du groupe septentrional: Bete Debre Sina, Bete Mikael, Bete Gologota-Selassié, Bete Maryam et Bete Medhane Alem. Les églises de ce groupe sont situées l'une derrière l'autre d'ouest en est, au centre d'une dorsale inclinée du nord au sud. Pour accéder à ce groupe, on trouve deux entrées principales taillées dans la roche. La première est accessible depuis le Jourdain, elle est orientée en direction de Bete Maryam (sud). La deuxième se trouve vers l'ouest, près des églises Bete Debre Sina - Bete Mikael - Bete Golgota. C'est à son extrémité, proche des tombes que se trouve la "tombe d'Adam", un édifice monolithe dont la façade mesure 2,5 m de large et 9 m de haut. En entrant dans cet édifice, on arrive dans une petite salle mesurant 3 m de long et 2 m de large. Celle-ci se trouve sous la tombe, on peut accéder aux tombes, au nord et au sud du bâtiment. La tombe d'Adam se trouve à l'étage, c'est une petite cella où l'on peut voir une représentation d'une croix de plus ou moins 1,5 m de haut.
  • les églises du groupe est: Bete Gebriel-Rufael, Bete Merqorewos, Bete Abba Libanos et Bete Amanuel.
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L'église Bete Gyorgis (Saint George), qui n'appartient à aucun des deux groupes précités. Source

L’église Bete Medhane Alem (« Maison du Sauveur du monde »), la plus haute et la plus vaste du site, se présente comme la reproduction de l'Église Sainte-Marie-de-Sion, d’Aksoum, détruite en 1535 par les armées de l’envahisseur Ahmed Gragne. Dépourvue de peintures, elle est divisée en cinq grandes nefs.

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Lumière pénétrant dans l'église de Gabriel et Raphaël. Source.

Bete Maryam, la « Maison de Marie », Bete Meskel, la « Maison de la Croix » et Bete Dengel, la « Maison des Vierges martyres », présentent des décors variés et des aménagements symboliques qui témoignent de l’originalité du christianisme éthiopien. Bete Amanuel, la « Maison d’Emmanuel » et Bete Gebriel-Rufael, l’église de Gabriel et Raphaël sont les deux édifices les plus remarquables parmi ceux qui ont été construits sur la rive sud du Yordanos.

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La passion du Christ, intérieur de l'église Bete Merqorewos. Source.

02.10.2009

Les crânes gravés Dayak

Guerriers farouches, les Dayaks de Bornéo sont connus par l'une de leurs coutumes : la chasse aux têtes. Ils n'ont pas été les seuls dans le monde à observer cette coutume. La chasse aux têtes s'inscrit en fait dans un contexte magico-religieux, centré sur la notion de tête-trophée. Celle-ci peut être obtenue de diverses façons : lors d'un combat, par sacrifice et cela dans un but de vengeance (c'était le cas le plus fréquent) ou pour assouvir une volonté de puissance. Chez les Dayaks, la tête-trophée avait pour motif la valorisation individuelle et sociale car elle permettait (entre autres épreuves) l'accès des jeunes au statut d'adulte. Rien de glorieux dans cette chasse aux têtes, dont étaient souvent victimes des hommes désarmés, des femmes, des vieillards et même des enfants. Les têtes coupées étaient rapportées au village et exhibées au cours de cérémonies publiques. Les fêtes achevées, les dépouilles étaient suspendues dans les longues maisons des Dayaks. En principe interdite depuis longtemps, la chasse aux têtes pourrait bien, selon certains observateurs, avoir subsisté jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale : des soldats japonais en auraient été les dernières victimes... Source

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Rare crane Dayak décoré de motifs traditionel avec des perles, collecte a Borneo (Kalimanatan) dans les années 80 mais datant probablement du milieu du 20eme siècle ou avant. Provenant d'une collection belge. Source

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Crâne d’un Dayak ciselé et orné de coquilles, Bornéo [© Daniel Ponsard/ Musée de l'Homme] Source

Les Dayaks croyaient qu'en possédant la tête de leurs ennemis, ils s'appropriaient leurs âmes, leur capacités, leurs pouvoirs. On retrouve plus ou moins cette croyance dans toutes les tribus de chasseurs de têtes, qui est le siège de l'âme. La possession de tels trophées est fondamentale. Ils croyaient que cela appaisait les dieux, permettrait de bonnes récoltes, etc. En outre, posséder plus de deux têtes permettait aux Dayaks d'entrer au paradis (la leur y comprise). Le crâne était traité de manière "amicale", le clan faisant sien le crâne ainsi rapporté.
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On a ajouté des défenses de cochon sauvage sur ce crâne. Source

18.09.2009

La petite danseuse

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04:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : japon, danse | | Digg! Digg

17.09.2009

Visage népalais

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Portrait de femme Sâdhu du Népal. Source.

Le sâdhu (du sanskrit साधु sādhu, « homme de bien, saint homme ») choisit de vivre une vie de sainteté pour accélérer le processus de la moksha, la libération de l'illusion (mâyâ), l'arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique, pour le réaliser à l'issue de cette vie. Les sâdhu sont présents en Inde depuis plusieurs milliers d'années, peut-être depuis la préhistoire, où leur rôle s'apparentait de celui d'un chaman. On considère généralement qu'ils forment 0,5 % de la population indienne, soit quatre à cinq millions de personnes.

Les sâdhu sont des renonçants, ils coupent tout lien avec leur famille, ne possèdent rien ou peu de choses, s'habillant d'un longhi, d'une tunique, de couleur safran pour les shivaïtes, jaune ou blanche pour les vishnouites, symbolisant la sainteté, et parfois de quelques colliers, ils n'ont pas de toit et passent leur vie à se déplacer sur les routes de l'Inde et du Népal, se nourrissant des dons des dévots.

Pour en savoir plus: wikipedia.

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31.08.2009

Enfance japonaise

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17.08.2009

Les collines de Chocolat de Bohol

Au centre-est de l’île de Bohol, sur une surface d’enrivon 50 km2, s’élèvent de curieuses formes arrondies de 50 m de hauteur. À la saison sèche, les hautes herbes qui les recouvrent prennent une couleur brune. Aussi les appelle-t-on les « collines de chocolat ». Ce paysage unique est le fruit de l’érosion karstique en milieu tropical. Dans les régions calcaires, on aboutit en effet à la formation de nombreux types de reliefs par l’action des eaux en grande partie souterraines, qui dissout le carbonate de calcium. L’île a été aménagée pour le tourisme autour de l’attraction majeure que sont ces collines étonnantes. (source)

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Source (cliquez pour voir en grand)

Il y aurait environ 1268 collines. Elles ont des formes très similaires, et font entre 30 et 50 mètres de hauteur. La légende dit que deux géants combatirent pendant des jours et des jours à cet endroit en se jetant des pierres et du sable. À la fin, épuisés, ils devinrent amis et partirent loin de l'île, laissant derrière eux ce bazar indescriptible. Une autre légende veut qu'Arogo, un jeune et puissant géant, tomba amoureux d'une jeune mortelle, Aloya. Après son décès, le géant pleura amèrement. Ses larmes devinrent les collines, et la preuve de son amour est toujours devant nos yeux.

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Source (photo de Yann-Artus Bertrand, cliquez pour voir en grand)

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